Un échec est une opportunité d’apprentissage. Quel espace je m’autorise pour échouer et apprendre ?

Pourquoi cette question ?

Plus j’échoue et plus j’augmente les probabilités de réussir pourrait aussi être une reformulation à cette carte. Derrière la question de l’échec va se poser celle de l’acceptation, de la remise en question, de la recherche d’amélioration pour mieux faire.

Personne n’est motivé pas l’échec, il ne s’agit donc pas d’aller le chercher à tout prix. Cependant, l’Agilité accepte l’échec comme une éventualité qui se présentera tôt ou tard à nous. En tant que Scrum Master c’est à moi qu’il va appartenir de guider l’équipe dans une réflexion structurante et constructive lorsqu’un échec se présentera. Accompagner chacun dans la compréhension de sa responsabilité, comprendre les facteurs du système qui ont mené à cette situation, éviter les reproches individuels, analyser les signaux faibles, sont autant de points à avoir en tête pour analyse un échec.

Cette vision positive de l’échec ne veut pas dire qu’il faut rester aveugle aux ressentis individuels. Les tensions émotionnelles liées à un échec peuvent être d’intensité et de nature très différentes dans une équipe. La culture de l’entreprise et la place qu’elle laisse (ou a laissé par le passé) à l’échec auront aussi un impact fort dans la gestion et les conséquences d’un échec.

Les réponses possibles

En tant que Scrum Master, je peux déjà m’interroger sur mon propre rapport à un ou plusieurs échecs qui me reviennent à l’esprit :

  • Comment les ai-je vécu ?
  • Etaient-ils prévisibles ? Si oui, qu’est-ce qui me rendra plus conscient plus prévenir le prochain ? Si non, sur quoi dois-je élever ma conscience et ma vigilance à l’avenir ?
  • Quelles étaient mes réactions ?
  • Contre qui ou quoi étais-je en colère ?
  • A quel moment je suis parvenu à aller de l’avant ?
  • Est-ce que je garde encore une trace aujourd’hui de ces échecs ?

Une fois que vous avez fait cet exercice, peut-être pouvez-vous en proposer un similaire à votre équipe ? Le meilleur moment pour parler de l’échec c’est quand l’équipe n’est pas encore en train d’en vivre un. Alors foncez 🙂

Les réponses à éviter

La recherche de coupable et se défausser de ses responsabilités est sans doute ce qui nuit le plus à cette possibilité d’apprendre. Dans un collectif et suivant une approche systémique, chacun des membres à une responsabilité plus ou moins importante dans le résultat obtenu. Cela vaut pour les échecs mais aussi pour les réussites. L’effet de bouc émissaire, même s’il peut parfois être justifié, est une piste à n’envisager qu’en dernier recours.

Egalement, en fonction de l’organisation dans laquelle vous êtes, attention à la surenchère émotionnelle qui peut porter l’échec au rang de drame. La gestion de ces situations étant particulièrement complexes, laisser retomber le soufflet et reprendre les échanges à tête reposée peut être une meilleure option à envisager.

Qu’est-ce que je fais maintenant à partir de cette question ?

Je réponds aux questions précédentes, je fais le point sur mes propres échecs. Je propose à mon équipe un atelier sur la thématique de l’échec et je profite de l’occasion pour inviter d’autres acteurs extérieurs à l’équipe. Attention à poser un cadre bien sécurisé 😉

Si vous vous posez des questions sur comment aborder l’échec au sein de votre équipe, contactez-nous. Nous pouvons organiser une séance de coaching pour vous aider à prendre de la hauteur sur ces questions.

Poursuivre son chemin agile avec d’autres questions …

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